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trip along the Great Ocean
Road and the cliffy coastline
showed its face with all its rough-
ness. This time, it‘s even more cra-
zy. In the centre of all this endless
wideness, becomes the border
between human and nature sud-
denly blurred and the immense-
ness of its power is awaking to
me. I actual get the feeling, that
it is impossible to describe those
impressions - they don‘t even fit
into my head. I just want to fall
into a state of trance and stare out
of my window for the next hours.
After three hours, Setcasa hustles
us back into reality. The farm track
runs over into a paved road and
80 km/h appears like a car race.
I‘m still a bit dazed - but I also grin
like a Cheshire cat. Setcasa is as
charming as the other villages - it
seems to be an attraction pole for
hungry hikers, the restaurants are
full of people, there are almost
more hotels than normal houses
and honey, almonds and cheese
are sold on the village square. It‘s
a perfect place to breathe deep-
ly and return to civilisation after
this journey. On our way back, I
look back to the silhouette of the
Pyrenees once again. I‘m gonna
come back.
J’ai eu ce sentiment une
fois avant, quand j’étais
sur un voyage de six jours le long
de la Great Ocean Road en Aus-
tralie. Cette fois-ci, c’est encore
plus fou. Au milieu de toute cette
immensité infinie, la frontière entre
l’humain et la nature devient sou-
dainement floue et la nature ré-
vèle l’immensité de sa puissance.
C’est un sentiment qui ne tient pas
sur la tête, et encore moins dans
les mots. J’étais dans un état de
transe et j’ai regardé par la fe-
nêtre pendant des heures sans
parler.
Après trois heures, Setcasa nous
retourne à la réalité. La piste agri-
cole devient une route pavée et
80 km/h semblent un course au-
tomobile. Je suis encore un peu
étourdie - mais mon cœur brille
avec joie. Setcasa est aussi
charmant que les autres villes - et
semble être un lieu de rencontre
pour les gourmets : les restau-
rants sont pleins de gens, il y a
presque plus hôtels que maisons
ordinaires, et dans la place du
village on vend miel, amandes
et fromage. C’est un endroit idéal
pour respirer profondément et re-
venir à la civilisation après ce
voyage. Sur le chemin du retour,
je repense à la silhouette des Py-
rénées, encore une fois. Je vais
revenir.